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  • H.F. Diané

Presse : Créé par H.F. Diané, l’univers des Florafées enchante les enfants

Mis à jour : 5 nov 2019

H.F. Diané et son kamishibaï

Article paru dans le Midi Libre, le 2 Novembre 2019

Journaliste : Jean-Paul Barré


Auteur-illustrateur de deux romans puis d’albums jeunesse, H.F. Diané s’inscrit dans la modernité : il choisit l’autoédition pour les publier. « Auteur indépendant, j’écris, j’illustre, j’édite. Et aujourd’hui, je lis mes albums aux enfants ! »


Pour dire ce Monde Merveilleux des Florafées, il s’est emparé d’un kamishibaÏ ! Comment, vous ne connaissez pas ? Les professionnels de la petite enfance en font bel usage. Cet outil de lecture était utilisé au Japon au XIIème siècle. Face au public, le lecteur présente des pages illustrées et lit le texte au verso. H.F. Diané a dédié ses lectures aux écoliers de Sarah Bernhardt, Francis Garnier ou Marie Curie et dan cinq maisons pour tous. Les prochaines se feront à Paris, Orléans et Amiens.


Au cœur d’une guerre civile


H.F. Diané, né en 1988 au Congo Brazzaville, a été profondément marqué par ses parents.

« Ils étaient de nationalités différentes : mon père Congolais et ma mère Sénégalaise. Chacun pratiquait une religion différente, et moi les deux ! J’ai gardé leurs valeurs. »


Son envie d’écrire vient de la guerre civile. Confronté à la famine, à la maladie et à la mort de proches, il écrit un journal intime, en pensant que s’il survit à la guerre, il dénoncera ce qui s’est passé. « Mais curieusement, avec le temps, j’y ai renoncé par pudeur, en gardant pour plus tard cet épisode fondateur de ma vie. Hélas, dans mon périple j’ai égaré mes premiers écrits ! »


À 11 ans, H.F. Diané, avec son frère cadet, rejoint la France pour échapper à la guerre civile. « Je suis accueilli chez mon oncle au Creusot, ce fut un choc culturel et climatique. » Et puis, au gré des accueils familiaux, il connaît Sartrouville, Nice, Orléans… et rejoint Montpellier. Il étudie trois ans à Paul Valéry en langues étrangères appliquées. « En matière de langues, je parlais le lingala, le munukutuba et le français ». Au Congo, la plupart des gens sont polyglottes. J’ai progressivement perdu le munukutuba. Aujourd’hui, je parle couramment 4 langues : le lingala, le français, l’anglais, l’espagnol.


Haussmann & Jazz


« Une chose m’a profondément marqué en France : l’architecture, plus précisément l’architecture haussmannienne. Les architectes de cette époque étaient des hommes audacieux, créatifs, de véritables artistes. Beaucoup voient un immeuble comme un simple bloc de pierre. Moi, je le perçois comme une œuvre d’art à part entière qui a été léguée à la société. Plus que tout, j’adore étudier les détails sur chaque immeuble… les mascarons, les motifs végétaux sur le fronton, le détail des consoles qui soutiennent le balcon, l’heurtoir de la porte… » Cette fascination vire parfois au comique quand il se promène avec ses amis. « J’accorde très souvent plus d’importance aux bâtiments autour de moi qu’à la conversation que je peux avoir avec un ami ! » sourit-il.


L'auteur est aussi un passionné d'architecture Haussmannienne.


H.F. Diané est aussi passionné de Jazz, depuis sa tendre enfance. « J’écris toujours en écoutant du Jazz. Le Jazz est quelque part la bande son de ma vie. J’ai une préférence pour Duke Ellington, Chet Baker, Dinah Washington, Wes Montgomery, Bill Evans, et par-dessus tout Nat King Cole, que je considère comme mon mentor.


Nat King Cole, chanteur et pianiste de Jazz que l'auteur écoute souvent en écrivant.

Auteur-illustrateur à temps plein, il se consacre à la série Les Florafées, un univers dans lequel vivent de petites créatures des fleurs aux pouvoirs particuliers. « Chaque histoire véhicule des valeurs assez simples et universelles, l’amitié, la fraternité, l’ouverture sur les autres. » Mais les enfants veulent voir ce univers pour de vrai. Il leur chuchote alors : « C’est un secret ! »


Potironchon, le florafé grognon... inspiré de l'auteur quand il était enfant !